© 2010 Sonja Daria Werbowy for Flare Canada September 2009 2

There are Bunnies in The Room!

There are Bunnies in The Room!

 

 

Petit post décomplexé du vendredi.

 

L’oreille de lapin sort du bois et n’est désormais plus réservée aux hot bunnies en corsage de satin rose avec un nœud papillon noir et deux grandes oreilles blanches maintenues par une serre-tête de la team PLAYBOY, tête de lapin la plus connue au monde dessinée par Art Paul pour le deuxième numéro du célébre magazine “érotique”. Pourquoi une telle panoplie: « Parce que c’est plus sexy ainsi que topless… » expliquait Victor Lownes, Directeur des Ventes de Playboy à l’époque. J’adhère.

 

     

 

ou à la dépressive et attachante Bridget Jones!

 

 

 

Idée barrée reprise par un Marc Jacobs très inspiré lors de sa collections prêt à porter 2009 pastichant l’excentricité vestimentaire des cinquantenaires affranchies.Micro trend à la base observée dans le microcosme hype, cette joyeuse paire orne désormais la tête des fashionistas de tout bord, trendsetteuses, célébrities et autres mannequins pronant avec panache un luxe anticonformiste.  

 

     

 

Accessoire  élégant, ludique et adorable.

Selon le créateur de la maison Vuitton, les oreilles de Bunny sont un hommage à la coquetterie à la française: “Lucy et Adrien, deux designers qui travaillent pour moi, faisaient des essais avec un morceau de tissu. On cherchait quelquechose qui puisse faire penser à une danseuse de French cancan, j’ai vu ce morceau de tissu noué autour de la tête de Lucy, et je me suis dit : des oreilles de lapin, voilà ce qu”il nous faut pour finir ce look !”

 

 

Peut-être que cela aidera à la préservation de ces charmantes petites bêtes à l’instar de l’initiative très “Kawai” de Ruby Gatta et de sa création: Fifi Lapin, l’incroyable fashionista!  

 

 
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

Sexy en diable je trouve tout comme la prog’ musicale d’aujourd’hui consacrée au nouvel album Handmade de Hindi Zahra, signer sur Blue Note France.Celle dont le prénom signifie en arabe tout à la fois “fleur” et “chance” n’est pas du genre facile, entendez malléable à souhait. Pop star ? Pas franchement son style.

Bio piochée sur RFI

Berbère née en 1979 à Khouribga, une ville minière du Sud marocain, débarquée à Paris en 1993, suite au regroupement familial, Hindi Zahra a de la suite dans les idées, et une indépendance d’esprit revendiquée. Un sacré caractère qui lui a permis de bâtir un univers à la seule force de ses convictions et intuitions. “La musique a toujours nourri mon imaginaire.” C’est ainsi qu’après avoir obtenu le bac, elle a enchaîné avec des petits boulots sans autre intérêt que de peaufiner son écriture, sans rien devoir à qui que ce soit.Influencée par les grandes voix du Maghreb et les divas égyptiennes, biberonnée par la musique traditionnelle berbère et le rock’n’roll du bled, celui que jouaient des oncles musiciens, bercée par le blues sahélien d’Ali Farka Touré et la folk d’Ismaël Lô, la jeune Hindi reconnaît aussi avoir écouté la musique afro-américaine, “le groove en général”. Sans oublier de mentionner le reggae de Bob Marley.C’est en choriste pour le hip hop, puis sur la scène alternative parisienne, qu’elle se fera donc la voix, quelque chose de terriblement original dans le paysage musical français. Un grain de soul, autrement épicé.

Résultat, Hand Made, une poignée de thèmes dont cette “self-made-workin-woman” s’est arrangée toute seule, comme une grande. D’où ce titre qu’elle justifie par un trait d’humour “l’artisanat marocain, quoi !”… avant de reprendre plus sérieuse, “les musiciens jouent avec leurs mains et moi je joue des percus, tâte de la basse…”  Dessus, elle y dévoile un sens de la mélodie affûtée, un brin de mélancolie, un rien de swing ajusté dans les reins.

 Pas de doute, cet album est à son image : éminemment séduisant du premier coup d’oreille, subtilement fragile pour qui gratte le vernis. Cette nomade en l’âme, à l’imaginaire bel et bien ancré dans le réel, y mêle tous les styles : chansons enjazzées et coups de blues orientalisants, faux airs de trip pop et déhanchements tango, rythmes gnaoua et guitare manouche…

A ses ballades elle insuffle un vent d’Orient, l’aspérité du punk. Vocalement dangereuse, cette demoiselle peut tout par son chant : griffer comme une rockeuse, mettre au tapis les acrobates du jazz. Bref, inratable!

 

Handmade, de Hindi Zahra

 

Très bonne écoute et bon week end !

 

Découvrez la playlist There are Bunnies in The Room! avec Hindi Zahra
Signature

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