Allons donc courir les rues, battre la campagne et fendre les flots comme nous y incite Raymond Queneau


Mesdames, un vent seventies tendance ecolo bab souffle sur la mode 2010 !
Franchissez le dernier des Rubicons et optez pour cette tendance très « terrienne » témoignant d’une simplicité paisible et d’une alliance réussie entre passé et modernité, beau et fonctionnel. Une approche fondée sur le bien-être et le confort, pour un raffinement tout en naturel.
![]() ![]() ![]() ![]() |
||||
![]() ![]() |
Nous sommes tous, directement ou à peu de générations près, des enfants de la campagne et ce retour aux sources modeux se fait promesse d’une caresse sur nos vies bousculées.
Pour les citadines, à mon image, cette campagne très souvent liée à de lointains souvenirs de vacances reste intimement corrélée au désordre douillet d’un cottage rustique niché au coeur des roses trémières chez mon oncle en terre normande.
C’est alors qu’on s’imagine aisément, aujourd’hui, les pieds bien campés dans nos sabots 2.0 édités par la marque scandinave N°6 ou Swedish HasBeen et notre peau de mouton à la Burberry (nouvelle it-fashionisterie), sur nos épaules nues, une cotonnade liberty Cacharel, capacité d’étonnement intacte, entourées par le chant des bruants indigo au petit matin, les insectes volant dans la lumière du petit jour, les gouttes accrochées dans les toiles des araignées, le ciel changeant d’une heure à l’autre, l’odeur de la pluie, du foin et le bruit du vent, les cris des animaux, la chaleur du soleil, le toucher léger des plantes, « les secrets visibles et invisibles du monde» comme le décrit si merveilleusement Le Clézio.
A nous les précieux trésors de Dame nature : les balades champêtres vers les champs de coquelicots avec détour par le verger y cueillir une pomme bien mûre, les siestes crapuleuses à l’ombre du grand chêne, voir les fleurs s’épanouir sur les cornouillers et danser les lucioles, nager nue dans la rivière, dormir sous une pluie d’étoiles pour savourer le monde entier !
Une fois ces trésors goutés, nous rentrerons. Exaltés. Hum, un fumet alléchant s’échappe de la gentilhommière. Nous voilà au grand complet autour d’une grande table dans la maison de campagne. A nous une cuisine aussi chaleureuse qu’un bon tendvieux fourneau, touillée à la cuillère en bois et servie en cocotte. Et les recettes, écrites patiemment à la plume, nous parlant au cœur et aux pupilles savourées entre gens de bonne compagnie. Le dessert sera savouré autour d’une veillée à l’abri, devant la cheminée où brûle un bon feu de bois, kilims et patchworks au rendez-vous. Prendront vie alors d’étranges histoires de sorcières, de lutins, de fées et de fantômes. Réveillant le petit peuple des créatures surnaturelles, sortant de l’oubli Mélusine et la Vouivre, faisant danser korrigans et gobelins.
Le passé nourrit l’avenir… et nulle part plus que dans nos campagnes.
Un voyage tout simplement Vivifiant, tonique et rafraîchissant…
Pour parfaire cette escapade champêtre, voici quelques éléments nécessaires à la parfaite panoplie de petite Heidi…



Swedish Hasbeens est une petite marque suédoise qui réalise depuis les années 70 de manière artisanale, de charmants sabots déclinés en sandales, bottes & bottines , tous fabriqués à la main selon d’anciens procédés de fabrication, dans le respect de l’environnement.
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |

N°6 est une petite marque new-yorkaise de bon goût, qui monte, lancée l’automne dernier par Karin Berenson et Morgan Yaku. Ce duo de stylistes a installé sa petite boutique écrin au coeur de Little Italy mêlant avec brio pièces vintage collector et créations originales disponibles sur leur site. Comme en attestent les clichés ci-dessous, leurs sabots cuir et bois sont déjà aux pieds de nos célébrités préférées.
|
![]() |
![]() |
![]() |

Arborée par toutes les trendsetteuses, la peau lainée retournée s’annonce comme un best of de l’entre deux saisons dont le must restant bien évidemment le modèle MURBERRY PROSUM porté ci-dessous par Keira Knightley et Blake Lively.
![]() |
![]() |

![]() |
![]() |
![]() |

![]() ![]() |
![]() ![]() |
![]() |

![]() |
![]() |
![]() |


![]() |
![]() |
![]() |
![]() |

![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |

![]() |
![]() |
![]() |

![]() |
![]() |
![]() |

![]() |
![]() |
![]() |
Tout ceci accompagné en musique par le dernier album de The Streets, nom de scène d’un jeune anglais, Mike Skinner, à l’accent cockney à couper au couteau. Après le magnifique “The hardest way to make an easy living”, la barre était placée bien haut. Sur des beats garage et 2-step, ce geezer de la banlieu de Birmingham raconte la vie tourmentée des jeunes anglais sur des beats relativement simples qui abondent de guitare électrique et de touches electro. On hésite entre trouver ça méchamment naif ou tout simplement formidable mais au final ça fonctionne.Cohérent et bien ficelé.















































One Comment
je suis fan des sandales 70s à talon bois ! perso j’ai craqué sur ça
http://www.sarenza.com/art-vitra-840-s754050-p0000015826
qu’en pensez vous ?