© 2010 Sonja Mermaid 18  Michael DWECK

Windows on the Word / New York, capitale culturelle

Windows on the Word / New York, capitale culturelle

 

Alors qu’à Paris 2ème jour des soldes sous un épais manteau neigeux, l’on croise avec surprise et émerveillement ours polaires, lemmings et autres pingouins, je vous propose aujourd’hui l’avant-dernier épisode de notre saga New yorkaise.

Après avoir exploré les aspects architecturaux et culinaires de cette ville ô combien exubérante, plongeons nous dans un bouillon de culture salvateur. 

Autant de scalps supplémentaires à notre ceinture culturelle.

 

 

Il faut se nourrir de tout. Chaque lieu à  sa une richesse, l’important c’est de s’y ouvrir. Le voyage c’est une attitude. 

 

 

  • de nous immerger avec bonheur dans quelques expositions très inspirées à l’image de Tim Burton au Moma, Kandinsky au Guggenheim, Bodies au port de South Street, Michael Dweck et Seb Janiak à Soho,

 

  • la découverte des collages de Peter Clark, l’homme aux 1000 papiers artiste décalé et « so british »,

 

  • de trembler pour Pandora au contact rapproché (3D) des sensuels avatars de James Cameron, 

 

  • de vibrer aux sons du gospel enfièvré de l’Abyssinian Baptist Church dès potron-minet en plein Harlem un beau dimanche matin ensoleillé,

 

Bref, de la qualité en barre, photos à l’appui of course !

 

 

 

Tim Burton, prince du gothique, propose poésie, humour, imagination torturée, mélancolie et dimension enfantine autour d’une boulimie graphique au Moma, sanctuaire mondial de l’Art contemporain jusqu’au 26 avril 2010.

Tentative de hiérarchisation au sein de l’œuvre de l’artistecinéaste d’Edward aux mains d’argent, Sleepy Hollow, Charlie et la Chocolaterie en passant par Mars Attacks, Batman, Beetlejuice voire le très attendu Alice au Pays des Merveilles et j’en passe! Mais pas seulement car Tim Burton se révèle également peintre et dessinateur à ses heures, dont 700 de ses croquis, tableaux et travaux d’étudiants sont l’objet de cette expo.

De tableaux colorés en figurines torturés, en story-boards griffonnés, la production Burtonienne brille par son extraordinaire variété. C’était inventif, morbide, jubilatoire et cruel au possible. Comme un air du cri de Munch dans l’air.

 

 

Rétrospective des oeuvres de Vassily Kandinsky, pionnier de l’art abstrait grâce au leg de la veuve de l’artiste Nina Kandinsky. Cette expo durera jusqu’au 13 janvier.

Pour lui il y a une nécessité intérieure, voire mystique, dans l’abstraction qui repose sur trois principes.

 

L’artiste est un créateur qui doit exprimer ce qui est propre à son envie personnelle d’exprimer ou de ne pas exprimer.

Il doit exprimer et s’exprimer par rapport à son époque et selon les valeurs du langage de son époque.

Il doit exprimer au travers ce langage, les éléments de ce qui est propre à l’art, comme valeur universelle, hors des contraintes de l’espace, du temps ou de la forme.

 

Selon lui, c’est donc l’élément de l’art pur et éternel qui confère sa valeur et son âme à l’oeuvre de l’artiste.L’oeuvre peut de ce fait échapper totalement à l’âme des contemporains et nécessiter des années et des siècles pour parvenir par son esthétique à toucher l’âme de l’homme.

C’était la séquence: je me prends pour Catherine Francblin, grande Critique d’art avec un grand C et un grand A! Tergiversons mes amis durant des heures des regrettés Delacroix, Daumier, Courbet et Manet…Je me moque mais n’y voyez aucune méchanceté. Je ne suis qu’une béotienne dans ce domaine. Donc à l’avenir je me tairai!Promis Juré.   


 

En rentrant dans l’exposition, un silence monacacle s’impose. Lourd. Inattendu. les visiteurs déambulent avec retenue.Le choc: des morts en office d’oeuvres qui prennent la pose. Nous voici plongés au coeur de l’essence de l’être. Se confronter à la mort pour découvrir l’essence de la vie. Et c’est ce qui fait la force de l’exposition Our Body qui montre de véritables corps humains : pionnière en la matière, elle permet au grand public d’accéder à ce qui n’était jusqu’ici réservé qu’à une poignée d’initiés ou au domaine du sacré. Une démarche légitimée par une portée pédagogique et enveloppée de la pudeur de la science.

Mal à l’aise face à ces corps en coupes ou écorchés, aux organes, foetus et tissus.il est surprenant de pouvoir observer avec autant de minutie les arborescences arachnéennes des vaisseaux sanguins, la délicatesses des nerfs et des tendons.

On en sort nauséux, choqués…étrangement imprégnés.

Moins idiots.

 

 

 

Michael Dweck est né à new-York et a reçu son premier Kodak à l’âge de sept ans.Après ses études artistiques à Pratt Institute à Brooklyn, il commence sa carrière dans la publicité. Très vite, il devient un directeur artistique très apprécié et reçoit 40 prix internationaux dont le très prisé « Lion d’or » au Festival international de Cannes.

Il dit travailler avec 7 appareils photo autour du cou et 3 part terre. Chacun aurait, selon lui, ses spécificités.

Sa vraie passion c’est la mer plus particulièrement le surf et les plaisirs de la glisse, la plage, les jolies filles…etc. C’est donc bien naturellement qu’il a réalisé des clichés de naïades en milieu marin sub-aquatique.

Son livre “Montauk, N.Y” ( Harry N. Abrams, 2004) a été internationalement acclamé.
Un témoignage photographique et nostalgique de cette communauté hédoniste de surfeurs embrassée par le soleil où la vaniteuse culture du surf a remplacé le petit village de pécheurs des années 70.

Michael Dweck m’a estomaquée. Vraiment. Sincèrement. Profondément. Je l’ai découvert dans une galerie d’arts en plein Soho et le coup de foudre fût évident.

Féminité, douceur, sensualité, romantisme et nostalgie. Il n’en fallait pas davantage pour me séduire.Ces superbes sirènes nous transportent…

Ni vulgarité, ni voyeurisme, ouf, la légende est préservée. Quelques clichés en noir et blanc évoquent un de mes films favoris, le cultissime “Grand Bleu” de Luc Besson, lorsque le héros s’enfonce dans les abysses. On entendrait presque “Lady Blue” d’Eric Serra accompagner ce moment de poésie.

Je vous invite à découvrir son site : http://www.michaeldweck.com/

  

 

 

 

Peter n’utilise que des matériaux de récupération, précieux et antiques papiers, pour donner vie à ses patchworks tridimensionnels. Qu’ils soient colorés, à motifs, ou texturés par des imprimés, ses « peintures»  collages sont tout simplement géniales. Les ombres et la densité des imprimés créer une substance et du mouvement dans les lignes de vieilles cartes géographiques. Je vous laisse apprécier quelques unes de ses petites bêtes en trompe-l’oeil rétros pleines d’humour et de charme! 

Elles rappellent les scrapbooks, ou ces murs anciens sur lesquels de drôles de palimpsestes d’affiches se sont créés, par la superposition fantaisiste du temps.

 

 

 

Un pur moment de joie dans l’église gothique Abyssinian Baptist Church, la plus vieille de NYC.. Le sentiment étrange d’être à sa place. Au diapason d’une foule de cœurs vibrants, heureux d’avoir trouvé abri au sein de cette communauté. Tout cela animé d’une main de maître par le très médiatique révérend Calvin Butts, à la sauce Bill Cosby, souriant, sincère et débonnaire avec un bon mot pour chaque paroissien. L’Amoureux, sceptique à l’idée d’être pris au piège de ce traquenard à touristes était ému aux larmes par ce prêche enfiévré. Baromètre infaillible croyez moi!Evocation émouvante de la magie de notre union en mai dernier…(soupir)

Ni photo ni video car toutes deux interdites au sein de l’église.

 

Quelle claque! Première expérience 3D pour nous, petits bourgeons de cinéphiles européens…Brrrrr…Grand frisson!Nous qui comptions ramener doucement notre fraise en rentrant à Nice, comble du désespoir, vous aviez le même à la maison. Ces sorties internationales simultanées tuent le mythe des STATES! Il faut l’avouer. Plus d’avant première…RIEN! Tous logés à la même enseigne.

Bien évidemment, comme dans tout bon cinéma américain, il faut prendre le pli. L’autochtone est bruyant, plonge sa main dans un pop corn beurré chaque 30 secondes, mache la bouche pleine tout en postillonnant, vit son film dans le partage émotionnel, donc s’esclaffe quand il aime et hurle (fort!) lorsqu’une scène le surprend. Electrocardiogramme à suivre de près donc sous peine de friser l’attaque cardiaque ou la crise de nerfs (au choix). A mes côtés, une pseudo réplique critique Télérama. d’un chiant à mourir. littéralement blasé et écoeuré au plus haut point par la “foolishness” du scénario. TROP DUR LA VIE!!

Malgré ce parasitage, nous avons beaucoup aimé. Esthétiquement c’est: WHAOUOU! 

Niveau Pitch: Outre le défi technologique, c’est l’histoire d’une utopie que Cameron tente d’articuler. Oui, ça sent la propagande à plein nez, oui c’est alarmiste, ça sonne un peu Miss France: film pour la paix, contre la guerre, contre la destruction de la nature pour un profit commercial, pour la biologie, contre la technologie.

Oui le profil des colons terriens vils et intéressés n’est pas reluisant et pousse donc à abandonner son humanité fissa mais que voulez vous? 

LA LUMIERE FUT et sa magie avec! 

 

 

Il semblerait donc que New York ait retenu pour nous et ce fabuleux voyage les plus scintillantes paillettes, les plus rares pépites pour le rendre tout simplement magique, unique et mémorable.

 Je sais, je devrais faire plus synthétique mais pas mon truc. Y a d’autres blogs pour  ça! ici c’est du contenu, toujours du contenu encore du contenu.

 

Bises à tous et à demain pour la dernière page de cette semaine thématique new yorkaise. On y parlera de la pâte humaine de ce trip, à savoir L’Homme et moi 2 bras et 2 jambes et accessoirement 2 brains (sans compter les dégats phénoménaux du jet-lag sur notre matière grise) aux services de la ville “qui ne dort jamais”.

 

 

 Signature

 

 

 

 

 

 

Découvrez la playlist Windows on the Word / New York, capitale culturelle avec Robin Thicke

 

Related Posts with Thumbnails
If you enjoyed this post, make sure you subscribe to my RSS feed!

One Trackback

  1. By edvard munch ashes on April 15, 2010 at 01:38

    edvard munch ashes…

    Luxury free standing roll top baths have adorned the finest properties in the world since the 18th Century. The Paris Bath Collection by Abstract Bathrooms combines authentic period styling with the latest production techniques, to satisfy the modern l…

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

*
*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Subscribe without commenting

Login